2 juil. 2009

Pin's session en float-tube (avec un bass de 3kgs au milieu...)

Mon départ d'Ile-de-France approchant à grand-pas, je fus pris de remords en me disant que je n'avais pas exploité tout le potentiel de la région, en particulier au niveau du bass. Je n'avais pas eu non plus l'occasion de pêcher avec François Carré, mon pote de la FTF. Bref, ni une ni deux, nous décidons de réparer l'erreur par une sortie float-tube dans les bras morts de la Seine, l'occasion pour moi de combler une autre lacune et d'étrenner mon float tout neuf. Que de premières pour cette sortie !

François me retrouve en bas de chez moi. Il est 7h du mat', nous cherchons sans peine à éviter les bouchons quotidiens pour rejoindre les meilleurs spots. Une heure de route plus tard (et un contrôle de gendarmerie), nous arrivons sur le premier bras. L'ambiance est bucolique, la surface de l'eau est très calme et limpide, de nombreux herbiers affleurent à la surface, je réalise alors qu'en eau douce, je n'ai jamais pêché d'autres endroits que des spots urbains. Quel changement !

Les fishs sont actifs : en l'espace de trois lancés, François décroche un baby bass et un broc' alors que je suis en train de finir mon BDL ! Je mets un peu de temps à m'habituer au float-tube, mais je suis vite convaincu : pour ce type de spot, c'est indispensable. Les berges sont peu accessibles, la végétation est dense et les poissons collés à la berge, dans l'ombre, alors que la chaleur monte doucement. Nous prospectons les rives en skippant des frogs et des LS. François est un bon prof, mon geste s'améliore petit à petit...

Quelques minutes après, j'aperçois une chasse sur la berge. Je lance mon Live Magic Shad et commence la récuparation. Celui-ci est brusquement dévié par un bass qui s'en empare et revient vers moi. Je récupère tant bien que mal la ligne avant de ferrer, mais celui-ci est inopérant et le fish se décroche près du float. Saleté de nylon, j'ai vraiment du mal à m'y faire ! Quelques minutes plus tard, je loupe aussi un broc' au ferrage alors que le timing était parfait. Cette fois, s'en est trop, je change de moulin pour une bobine de tresse. Le prochain poisson risque d'avoir mal aux dents !

En fait, nous ne verrons plus aucun fish actif, seulement quelques bass (dont un steack) et de grosses écrevisses maraudant ici ou là. Il est près de 13h quand nous sortons de l'eau et le soleil tape très fort sur la caboche. François décide de m'emmener sur un de ses plans d'eau préférés. Les premiers lancés sont éloquents : François prend un petit broc' et quelques minutes plus tard c'est mon tour. Nous ne sommes plus bredouilles. Les prises s'enchaînent les unes après les autres mais restent toujours aussi petites.

Nous prospectons les bordures aussi bien que les herbiers au milieu sans parvenir à trouver les gros.

La session brocouille se transforme en session pin's !

Sur la fin, François réussira à prendre un brochet plus correct alors que je m'évertuais à skipper sous un ponton à la recherche d'un hypothétique bass.

Face à cette litanie de petits poissons, je comprends l'indignation qui monte de vos lèvres : "c'est quoi cette arnaque ? Que des pin's ! Il est où le trois kilos du titre ? Encore un qui se fout de notre gueule pour l'attirer sur son blog de m... !". Effectivement, cette session aurait été peu mémorable sans cet événement. Dès le début de la prospection, nous arrivons dans une baie remplie de petites perches et de quelques carpes. Sur une longue bande de sable blanc, j'aperçois un gros poisson noir qui se promène tranquillement. Mais quelque chose m'étonne dans son comportement, il ne nage pas comme une carpe. Sans grande illusion, je lance un leurre dans sa direction. Il disparaît alors à mes yeux, mais passe une trentaine de secondes plus tard près de moi. Il me faut alors quelques longues secondes pour me rendre à l'évidence : il s'agit bien d'un bass ! Et énorme ! François qui l'aperçoit est aussi excité que moi ! Il lance un popper vers lui, le fish le suit quelques instants, puis le délaisse finalement. Nous partons dans la même direction, mais sans espoir particulier. Le poisson nous a vu et ne risque pas de se faire leurrer. A ce moment, une grosse crampe me prend, et alors que je vais me mettre à crier sous la douleur, François me demande de ne pas faire un bruit. Il se tient face à un tas de branches immergées à l'ombre du feuillage d'un arbre. Je réussis à rejoindre le bord à une cinquantaine de mètres sans un bruit, et je contemple la scène. François lance une première fois sa Basi, mais celle-ci se prend dans une branche. Il prend son temps pour la décrocher, son leurre atterrit finalement derrière lui et il recommence. Le pitching est parfait. La Basi passe entre les branches, et soudain j'aperçois un énorme sillage derrière. Et à quelques mètres du float, le fish s'empare du leurre dans un énorme remous. François ferre en grand et desserre son frein immédiatement. Le poisson fait un festival, il sonde et rush au diable, saute même une fois, avant de se laisser saisir. C'est bien le bass que nous avions vu !

Et c'est un cube ! Il est aussi haut que large, même s'il n'est pas très long, quel cube ! Sur le peson, il accusera trois kilos. Ce poisson énorme a sauvé notre journée, et nous pêchons ensuite l'esprit serein avant le retour à Paris ! Moi qui voulait pêcher avec le Fanch, quelle démonstration !

15 juin 2009

Master's session : à la rencontre du Graylink

3:00 AM, SMS : alerte code rouge, femme malade, sortie annulée. 9:30 AM : alerte annulée, intox alim, RDV 11:00 AM. Cool ! L'espace de quelques heures, j'ai cru que jamais je n'aurais la chance d'aller à la pêche avec maître Graylink, seigneur de la Seine. Le programme était pourtant alléchant : initiation à la verticale et recherche des gros sandres ! Il est déjà 12h45 lorsque nous quittons la mise à l'eau en direction des premiers spots. Il fait très chaud et nous sommes écrasés par la chaleur. Heureusement, un petit vent contraire et le Yop qui "donne de l'énergie" (si, si, c'est marqué dessus) nous permettent de conserver un peu de fraîcheur.

De la fraîcheur, il en faut pour rester concentrer sur la verticale ! Arnaud me donne les bases : l'animation et surtout le ferrage ! La main sur le moteur électrique, Arnaud commençe la prospection de la bordure, en essayant d'oublier les grosses gouttes de sueur qui perlent sur son front...

Et ça ne loupe pas, première touche, Arnaud déconcentré rate son ferrage et le poisson réussit à se décrocher. Mais ils sont là. La dérive suivante est décisive, Arnaud ne se laisse pas surprendre et monte un magnifique sandre qui doit dépasser les 70 centimètres.

Ce poisson magnifique mérite sa remise à l'eau. De toute façon, on prendrait un certain nombre de risque à consommer un poisson de Seine, mais finalement pas tellement plus que les pratiquants de ski nautique ou les bien-aimés jet-skis qui avalent sans s'en rendre compte des litres de flotte polluée (comment ça j'exagère ? La pollution de la Seine ? Ah non, des litres ? oui, c'est un peu exagéré...).

Quelques minutes plus tard, j'ai ma première touche, et mon premier ferrage raté. Mais j'ai compris le geste, la prochaine... la prochaine est pour Arnaud, qui sort un sandre correct après un joli combat (ouais je sais, le style chemise ouverte, toison exposée et waders aux genoux envoie du pâté).

Ce sera la dernière touche. Assommés par la chaleur, nous chercherons encore une heure les sandres et les perches sans succès. Je crois que la verticale n'est pas vraiment faite pour moi. Malgré un professeur comme Arnaud, je lutte plus contre moi-même que contre la chaleur...

Le retour est difficile, je scrute vaguement la berge à la recherche d'un éventuel bec ou chevesne. Avec deux de tension, nous sommes à deux doigts d'oublier notre fagot de cannes dans un buisson (Allo Didier ? Il m'est arrivé quelque chose...).

Mais nous décidons quand même de prolonger la session du bord dans un des spots secrets d'Arnaud, son petit torrent perso... Dans l'ombre du sous-bois, nous commençons à revivre, les chevesnes et les barbeaux sont là et semblent bien actifs. Arnaud me laisse réaliser les premiers lancés pour m'échauffer. Puis il décide d'attaquer un premier banc au petit cranck. Pour ma part, je commence à peigner le courant au vibration. Bing, première touche et premier rush, un gros barbeau évalué à 70cm s'empare de mon leurre et file dans le courant, en direction d'un tas de branches. Je le bride comme je peux avec ma Carrot Stix mais je sous-évalue la force du poisson, et après quelques secondes à tirer sur le poisson travers au courant, mon fil cède, emportant le cadeau d'Enzo avec lui... Un peu dèg', je remonte un autre vib', un Ratt'L Trap bientôt distribué en France par Florida Fields, et je relance dans le courant. Bam, nouvelle touche, un parpaing décolle de l'eau et après un joli combat, un magnifique chevesne de 55up se rend à mes pieds !

La pêche continue, c'est au tour d'Arnaud de prendre un chevesne correct, même s'il en décrochera ensuite un autre plus joli encore et dépiquera un barbeau !

Alors que je peigne le courant, j'aperçois un tailing de silure. J'avertis Arnaud qui se rue jusqu'à la voiture pour saisir sa canne big-bait et tenter ce poisson. Il repère un silure d'1,20m, le rate un première fois, et ensuite devant la caméra, le pique par la queue et le décroche finalement de manière, euh, périlleuse... je ne sais pas si vous avez déjà reçu un chatterbait en pleine tête envoyé par un silure en colère, mais c'est marrant...

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Finalement, la session se termine sur un dernier chevesne, après avoir aussi décoré quelques arbres, puisque nous n'avons pas le temps d'insister sur le reste du cours d'eau. Il n'y a plus de code rouge mais ce n'est pas une raison pour abuser, paraît-il...

Je termine ce report par un remerciement : Arnaud est le prototype même du pêcheur nouvelle génération. Fin technicien, il connaît ses postes et ses techniques par coeur, et surtout, il n'hésite pas à les transmettre en même temps que son respect pour les poissons. S'il n'était que ça, ce srait déjà pas mal, mais en plus, qu'est-ce-qu'on rigole ! Et comme vous êtes des petits veinards, pour aurez de bonnes chances de le retrouver dans votre revue préférée !

1 juin 2009

Lunker à la main !

Petites vacances en Bretagne après un raid kayak et une croisière en voilier, je décide de rester un peu pour clore quelques dossiers locaux, et profiter encore un peu des beaux jours. Du bord, il ne me reste que la nuit, et mes deux premières sorties de nuit de l'année se révèlent peu productives (pourtant, sur le premier lancé, je décroche un beau bar pendant un premier rush monstrueux) ! Les vents tournent et s'établissent à l'est. Même si selon les anciens (cette bonne bande de farceur), ces conditions ne sont pas favorables à la pêche, Gilles et moi décidons de tenter notre chance. Objectif pour Gilles : un premier vrai bar cette saison qui se fait bien attendre malgré quelques bonnes sorties.

Nous voulons profiter du courant, il ne nous reste plus qu'une heure avant que celui-ci ne s'éteigne et que les poissons ne deviennent moins actif. Après avoir pêché un chenal sans succès, nous faisons une dérive en travers d'un grand plateau rocheux. Il faut deux ancres flottantes pour ralentir le bateau suffisamment et l'orienter de manière à pouvoir pêché confortablement. Le leurre arrivé à l'aplomb du bateau, je le remonte assez rapidement pour relancer quand à mi-hauteur, je me prends une énorme touche et un départ sous le bateau tout aussi énorme m'oblige à plonger la canne dans l'eau quasiment à la verticale ! Le bar s'arrête au fond en me distillant quelques coups de tête mais je parviens malgré tout à faire le tour du bateau et à me mettre dans une position plus confortable pour le combattre. Je fais donner la puissance de la Carrot et le bar monte rapidement. Cependant, il réussit à faire le tour d'une de nos deux ancres avant de repartir dans un rush comparable au premier ! Je suis dans le caca complet, nous essayons tant bien que mal de défaire le noeud avant de nous rendre à l'évidence : je vais devoir le remonter à la main ! Petit à petit, malgré la finesse de la tresse, je remonte les derniers mètres de fil, libérant un peu de mou quand il se met à tirer, et sans perdre de temps, je le saisis immédiatement lorsqu'il arrive en surface. Il s'agit d'un magnifique bar de 70 up !

Et la relâche... il est reparti lentement, comme un adversaire qui a tout donné et qui mérite de retourner d'où il vient.

Je conseille à Gilles de mettre un leurre blanc et d'animer windo, les touches ne se font pas attendre, souvent de guillettes mais pas seulement. Il ferre un bar qui après un joli rush commence lui aussi à faire le tour du bateau, mais cette fois-ci, nous avons raccourci l'amarre des ancres.

Après joli combat, il monte en surface et je l'embarque. 59 cm bien trapu, premier joli bar de l'année pour Gilles !

Deux jolis bars sur la même dérive ! Malheureusement l'activité se calme et nous chercherons un autre spot, où je ne prendrai qu'un bar d'une quarantaine de centimètres. Mais bon, pour Gilles comme pour moi, la journée était déjà gagnée !

18 mai 2009

Gator surprise !

Il est, paraît-il, de tradition de chercher à prendre au moins un alligator quand on fait un tour en Floride. Même si l'intérêt halieutique de la chose me semble bien contestable, je me sentais surtout plus accaparé par la lourde tâche de prendre un lunker alors que les eaux refroidies les rendaient plus que discrets, je dirais même invisibles. En prospectant un nouveau spot, je découvre une zone pleine de petits bass, qui se tenaient à distance respectueuse d'un gros tuyau. Ni une ni deux, vlà ti pas que j'y skippe un Senko qui après trois tentatives, pénètre profondément dans le tunnel (ouais, je suis pas top en skipping). Vlà ti pas que j'entends un énorme remous. Prudent, je décide de remuer mon leurre juste devant la sortie du tuyau. Quelques secondes plus tard, un museau énorme s'empare du leurre : c'est un petit alligator qui a décidé de s'en faire un casse-croûte. Je ne ferre pas et il finit par lâcher le leurre.

Puisqu'il a l'air de s'ennuyer, je cherche à l'amuser, une créature dont la pointe de l'hameçon est coupée, et en avant Guingamps ! Il paraît même qu'il y a une vidéo (les commentaires en direct sont à prendre au second degré, si, si, je vous assure ! ).

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9 mai 2009

La moustache revient à la mode !

Bloqué à Paris quelques semaines, il faut absolument que je trouve un moyen de faire un peu de poisson, sinon c'est la crise ! Les rumeurs sont encourageantes, les blancs partouzent et les matous se mettent en chasse. Ni une ni deux je propose à Enzo de faire un tour, voir si la moustache revient à la mode... et c'est parti mon kiki (comprenne qui pourra) !

Nous commençons à prospecter les différentes hauteurs d'eau. J'abandonne rapidement les LS et finalement, après une bonne demie-heure de pêche, je trouve la formule magique (elle me vient du druide Tositix). Une première touche, puis une seconde deux lancés plus tard. Boum, cette fois-ci il est piqué, la canne est pliée en deux mais le poisson ne bouge pas ! Pendant quelques secondes, je crains d'être accroché mais quelques coups de tête viennent me rassurer. Malgré la puissance de la canne et la tresse 30lbs, le poisson fait ce qu'il veut, et tente de partir dans le courant. Heureusement, il choisit le contre-courant et se rapproche du barrage. Au bout de 10 minutes, il se tanque au fond sans bouger, il faudra attendre un bon moment avant qu'il ne se décide à repartir. Presque un quart d'heure et nous nous n'avons toujours pas vu à quoi il ressemblait. Mon épaule blessée (tendon distendu, c'est ce que m'avait dit le médecin, en réalité j'ai su quelques semaines plus tard chez l'ostéo qu'il s'agissait d'une entorse achromio-claviculaire ! En gros, pas tout a fait déboîtée, ma clavicule était tout simplement sortie au niveau de mon épaule... no comment) lors d'un entraînement de rugby me fait douiller ! Las, lorsqu'enfin il semble monter un peu, il parvient à se décrocher ! Plusieurs spectateurs (pour ne pas dire supporters) font écho à mon cri de rage...

Je me remets tant bien que mal de la déception, c'était mon premier silure ! Quelques lancés plus tard, nouvelle touche, mais cette fois-ci, ça se rend bien plus vite. Qu'importe, c'est le premier quand même !

L'activité se calme un peu. Je décide de redescendre un peu. Bien m'en prend, nouvelle touche et ça démarre fort ! Trop fort pour mon épaule, je décide de passer la canne à Enzo qui prend les choses en main (la canne en l'occurrence). Le matou montre son nez, en un quart d'heure Enzo finit de l'asphyxier et nous échouons un fish d'1,25m. Nous sommes tous les deux fous de joie, sans lui je ne serai probablement pas parvenu à monter le poisson, compte-tenu de ma blessure.

Mais Enzo n'a pas encore pris son silure à lui. Nous insistons encore une demie-heure, et au dernier lancé (le concept du last shot pour ceux qui connaissent), Enzo ferre enfin son premier silure, un p'tit gars d'un soixantaine de centimètres que nous décrocherons au bord sans le sortir.

Pour connaître la sensation d'être pendu à un plongeur, il ne vous reste plus qu'une chose à faire, visionner le petit clip qu'Enzo nous prépare ! Coming soon !

11 avr. 2009

Houle printanière

Les bars sont présents et mordeurs en ce début de saison printanier et pour valider cette belle fin de semaine, quoi de mieux qu'une session bateau ? J'embarque le matin à huit heure avec Flo et son père Patrick, direction l'île et mes spots préférés. Même s'il fait beau, ça caille ce matin, trois degrés sur le thermomètre, autant dire que les vestes de quart, bonnet et capuche sont de rigueur. En arrivant sur le poste, nous constatons la présence d'une belle houle d'ouest qui déferle sur les eaux fonds, avec en plus un fort courant longeant la barre et les restes d'une houle de sud. C'est gerbant et ça pue le fish ! Les premiers leurres descendent au fond sur une longue dérive qui offre un premier maquereau à Flo et un joli lieu de 50cm pour moi (sur la belle canne de Jérôme, merci encore mon pote !).

Ca c'est le côté face, sur le côté pile il est vampirisé par deux gros parasites que je m'empresse d'enlever.

Ca sent le poisson mais les résultats pour l'instant ne sont pas probants. Il y a beaucoup de grosses aiguillettes (près de 80cm) qui interceptent les leurres à la descente. C'est simple, entre les ferrages manqués sur les touches de sailfishes et les guillettes qui jouent à la passe à dix, le leurre n'a pas un instant de liberté pour rejoindre le fond et les bars. Les maquereaux sont aussi de la partie et Patrick sort un énorme mac' qui s'est pris, l'espace d'un combat, pour un bar.

Flo nous fait un festival, d'abord une casse presque inexpliquée sur un poisson correct, (la faute au Vanish ? c'est sa troisième casse de la saison !) puis un décroché sur ce qui semblait être un joli bar, c'est le chat noir du jour. Nous croisons aussi la SBF et son cortège d'admirateurs (deux relouds qui se calaient sur leur dérive sans aucune honte). C'est le moment où je me décide à sortir mes armes préférées. Après deux petits lieux, je sors l'arme fatale, une classique frite... et c'est le pattern du jour ! Lourdeur au bout de la ligne, je ferre en grand et après un combat âpre, je remonte un premier bar de 50cm. Les poissons ont la dalle, il avait le leurre quasiment au fond de la gorge. Je décide de le garder pour mes parents et chose cocasse, je trouverai en le vidant un hameçon 2/0 avec un bout de bas de ligne qui semble avoir quelques temps. Comme quoi, mieux vaut parfois couper l'hameçon que chercher à le tirer à tout prix de la gorge en jouant les chirurgiens...

Seconde dérive au ras des déferlantes et quasiment au même endroit je prend une sacoche dans la canne. Cette fois-ci il ne fait que 45cm mais cela suffit pour valider mon pattern. C'est étrange, les bars n'ont aucune méfiance, là encore ce bar l'a quasiment avalé jusqu'au fond, sans danger heureusement.

Il ne manque plus qu'un gros maintenant pour conclure le trois zéros. Pour égaliser les chances je propose sans succès de fournir à mes coéquipiers une des ces frites dans le coloris du jour. Nouvelle dérive, grosse lourdeur, je ferre et départ immédiat. Cette fois-ci c'est sérieux, le frein hurle sur quelques mètres et je fais donner toute la puissance de la Carrot pour faire monter ce monsieur.

Le client est sérieux mais une fois décollé du fond, il monte assez vite entre deux coups de tête. En dépit de son petit festival à quelques centimètres de ma main, je parviens finalement à l'attraper et je valide ce bar pas très long mais très large : 60cm pour 3kgs (peson optimiste ou mètre pessimiste ?).

Finalement, mes hôtes acceptent les LS que je leur tend, mais c'est trop tard, nous sommes à l'heure de l'étale et aussi à celle de midi, l'activité des poissons s'étiole doucement. Il est temps de rentrer mais quelle belle matinée ! Je peux quitter mes vacances sans regret, j'ai réalisé en une semaine (en réalité les trois dernières sorties) une pêche qui me comble. Bref, la reprise, c'est trop bon !

9 avr. 2009

Comme l'année dernière...

Après un hiver passé auprès des snooks et des carangues de Floride, il me tardait tout de même de retrouver les bars de ma Bretagne. Une petite semaine de pause début avril, je dois en profiter absolument pour réussir un début de saison aussi chouette que l'année passée. Comme l'année dernière, de belles prises sont signalées par la SBF et FX, les eaux sont encore un peu froides et très claires. Sur mes spots habituels, peu d'activité, même les vieilles se tiennent tranquilles. Bref, trois sorties, trois bredouilles. Il faudra, comme l'année dernière, une dépression printanière bien venteuse et pluvieuse pour me permettre de débloquer le compteur. La hauteur d'eau est parfaite, un bon courant baigne la pointe où je me trouve, tous les voyants sont au vert et pourtant au bout d'une heure rien à signaler. Ils sont forcément là ! J'insiste, change de couleur, de maniement, pour en revenir au classique de l'an passé. Et comme l'année dernière, je commence la saison 2009 avec un quasi-lunker de 65 cm pour 2,7kg. C'est darty, mon kiki (celle-la elle est pour toi, Enzo ;-) !

Le lendemain, les vents passent au sud, impossible de trouver un coin protégé dans ce bordel, qui plus est lorsque la houle de sud croise les restes de la houle d'ouest de la veille. Je prends donc rendez-vous avec mes spots préférés pour le lendemain matin. Las, 7h du mat', la pluie sur le velux, pas de voitures dispo, les vélos en répa, je n'ai plus qu'à faire quelques bornes pour rejoindre le bord de mer, il y a des matins où l'on se demande pourquoi l'on se lève. Malgré les conditions parfaites (mer agitée et vent faible), les bars ne semblent pas présents entre les grains, et finalement, il me faudra deux heures pour en trouver un plus que correct : 60cm pour 2,4kgs, on maintient la comparaison avec le printemps dernier. Je finirai même cette session avec un 42cm. Il me reste encore deux jours de vacances, autant profiter à fond !